La promotion de la chanson francophone, c’est ma vie… après (seulement) 3 ans dans le milieu, force est de constater que ces projets manquent cruellement de soutien de certaines instances culturelles. Etonnant au vu du succès que cette chanson française – loin d’être poussiéreuse – rencontre tant auprès d’une multitude de programmateurs qu’auprès du public.
Certains de mes artistes font pas mal de dates en Flandre, mais également à l’international dans des pays non-francophones. Et ça plait ! Il me semble que ce n’est pas la langue qui est porteuse de succès mais bien la qualité du projet, non ?…
Les coups de projecteurs se font rares (il suffit d’analyser les proportions énormes de projets anglophones sur des événements officiels ou autres compilations) mais qu’à cela ne tienne, nos artistes ne cessent d’écrire / composer / interpréter une si belle chanson française… et nous continuerons de les soutenir !
‘Y a des cigales dans la fourmilière Et vous ne pouvez rien y faire…
Y a des cigales dans la fourmilière Et c’est pour ça que j’espère !’
Je suis heureux que ce texte insiste une nouvelle fois sur l’abandon par les artistes, les pouvoirs publics et le public de la chanson d’expression française.
Le sujet a déjà fait l’objet de beaucoup de débats et de dossiers notamment dans le magazine gratuit français "Longueur d’ondes" ou sur des blogs divers comme celui de Michel Hidalgo qui a, hélas, été contraint d’abandonner son magazine "Chorus". C’est aussi l’état de la chanson qui a obligé le magazine français "Platine" à revoir sa publication qui, de mensuelle, est devenue bimestrielle.
En tant que passionné, j’ai d’ailleurs créé un site de chanson francophone sur le net (www.passionchanson.net) qui soutient les jeunes artistes et les artistes déjà installés.
Je crois qu’il est plus que temps de fédérer ceux qui pensent que la chanson francophone a toujours non seulement le droit d’exister mais qu’elle possède des qualités énormes spécifiques à une manière de penser originale. Plutôt que de l’abandonner lâchement au profit d’une langue internationale sans doute plus rentable, je pense qu’il faut faire évoluer la chanson francophone vers de nouveaux horizons sans qu’elle soit une pâle copie de ce qui se fait de neuf dans la musique anglo-saxonne.
Pour les artistes essayant d’être originaux en français, cela devrait quand même être beaucoup plus gratifiant que de courir derrière les modes pour composer des chansons de piètre qualité en anglais.
Quant aux concerts et festivals , je ne peux que penser comme vous quand, en Belgique par exemple, on peut se demander franchement ce qui différencie encore certaines programmations des Francofolies de Spa, de Couleur Café ou des Ardentes par exemple. Tous se retrouvent autour de concerts de world music, de rock, de pop, d’électro et même… de chanson francophone. La spécificité sur laquelle ces festivals se sont fondés s’étiole de plus en plus au fil du temps. Même si – et il ne manquerait plus que ça – il faut reconnaître que les Francofolies de Spa gardent une programmation majoritairement francophone.
Pour terminer, je dirai encore qu’en Belgique francophone, les pouvoirs publics qui veulent aider les jeunes artistes locaux le font de plus en plus pour des styles dits "émergents". Et le genre est, bien entendu, la plupart du temps servi par des textes en anglais.
Ce n’est pas la chanson d’expression française qui est en cause. Ce sont les gens qui devraient la diffuser. Les talents sont nombreux, mais essayez donc de rester une heure à écouter la radio ! La censure n’a jamais été aussi virulente. Aucun des grands auteurs des années 50/ 60 n’aurait une chance d’être programmé de nos jours, car leurs chansons incitaient à la révolte & la réflexion, et c’est bien ce que les médias – qui sont au service du pouvoir – veulent éviter. Dès que la chanson ne cadre pas avec la norme médiatique, elle se voit obligée de se réfugier dans " la culture ", qui est elle-même gérée par des fonctionnaires payés par l’état ! En tant que musicien, j’ai travaillé des deux côtés de la barrière, et il est assez sinistre de constater que la plupart des chanteurs d’expression française fonctionnent grâce aux subsides, & que les groupes de rock anglophones n’ y ont pas ou peu accès, car ils ne sont pas reconnus comme " culturels ". Ca me laisse rêveur. Il y a quelques années, j’ai sorti un CD en français qui s’est vu refusé par non moins de 22 firmes de disque ( ! ) pour cause de " non conformité " et je n’ai pu le jouer que quelques fois, soutenu par des convaincus genre Charles Gardier que je remercie au passage. Je suis donc revenu au rock en anglais – que j’aime tout autant – pour la bonne et unique raison que je peux y exprimer le fond de ma pensée en toute impunité, les programateurs, les animateurs & les organisateurs n’y comprenant absolument pas un traitre mot !
Excellent réflexion Jean-Pierre! Je te rejoints complètement! C’est bien le problème de la chanson francophone: les programmateurs la comprennent! et par ailleurs, les auditeurs aussi. Et être dérangé dans son petit train-train, c’est pas facile… A-t-on eu droit par exemple à la diffusion en radio du dernier album de MICKEY 3D en Belgique? Je pense qu’en terme de "format radio", y’a pas plus convaincant! Mais évidemment, à écouter de plus prêt des chansons comme "Méfie toi l’escargot" ou "Playmobil", on comprend que ça freine les radios grand public…
L’industrie de la chanson française se porte mal ? Tant mieux ! Qu’elle rejoigne la poésie dans le box office des succès littéraires ne doit pas nous inquiéter. Paul Fort quand il sortait un recueil de poèmes, le tirait à peine à quelques centaines d’exemplaires et on connait encore aujourd’hui Paul Fort, Louis Aragon ou Arthur Rimbaud. Laissons les auteurs compositeurs français de langue française produire leurs textes et leurs musiques loin des préoccupations mercantiles. C’est ce que nous pouvons faire de mieux pour tuer la variété et son cortège de vulgarités.
Oui, moi, j’ai un rêve: que tout le système se casse la gueule, ce serait bien! Ca remettrait un coup les pendules à l’heure… Ca me fait mal, quand des émissions présentées par la mièvre Daniela Lumbroso soient diffusées sous le titre "la fête de la chanson française" sur France 3… C’est ça la chanson française? Regardez la liste d’une émission par ex: Christophe Maé, Garou, Gérald De Palmas, Florent Pagny, Eddy Mitchell, Thomas Dutronc, Amel Bent, Pierre Perret, La Troupe de Mozart l’Opéra Rock, Lus Cazal, Calogero, Cœur de Pirate, BB Brunes, Grégoire, Jacques Dutronc, Olivia Ruiz, La Grande Sophie, Carmen Maria Vega, Sylvie Vartan, Yves Duteil, Dany Brillant, Stanislas
Bon, on voit que "la chanson française", ça va qd même de Mozart l’Opéra Rock à Carmen Maria Vega en passant par Vartan. Ca fait peur… Enfin, j’aime autant le kitch que les comédies musicales made in TF1. Et encore, l’écart n’est pas très grand hein! Est-ce qu’il y a des émissions en Angleterre où ils invitent sur un même plateau Peter Gabriel et Britney Spears? Ils font tous les deux de la pop, non?
Perso, j’ose même plus dire que je fais de la chanson française!! J’ai surtout pas envie d’être assimilé à toute cette bande! Je préfère dire que je fais un folk-rock, et que naturellement, c’est vrai je le fais en français, car c’est ma langue et que je m’amuse avec…
Bien sûr, ce long article ne manque pas de me toucher …mais il y a si longtemps que l’on nous prédit la fin de la chanson française !! A-t-on déjà oublié que les années 70 -anglophiles s’il en est – réduisaient à néant la scène chanson …ou bien ai-je rêvé du temps de mes jeunes années ?? Je préfère prendre un peu de recul avec cette peur même si la cruauté de certains chiffres confirment la tendance … Je préfère me battre au quotidien pour cette langue (il s’agit en effet d’un combat) non plus devant mes élèves , comme ce fut le cas pendant quelques décennies, mais en organisant un festival pour la découverte des jeunes auteurs compositeurs, en me déplaçant pou les écouter, en essayant d’en aider quelques uns …Croyez-moi la chanson d’expression française est loin de disparaître … je n’ai pas assez de mes journées pour la découvrir … Les jeunes la défendent plutôt bien, certain très, très bien même … Bercée, nourrie de la chanson française noble, superbe, encore bouleversée quand je l’entends, j’affirme haut et fort que nous avons de prestigieux descendants. Pendant 4 jours durant l’été, quelque part dans les Pyrénées , en Ariège , nous accueillons quelques uns de ces artistes là … et c’est GRATUIT pour que le public ose s’aventurer dans cet univers que les médias lui cachent avec le talent que l’on sait.
Claude Fèvre, Présidente de FESTIV’ART …www.festivartariege.org
Ah quelqu’un de positif avec qui j’ai déjà causé tiens . Bien sûr que la chanson n’est pas morte! Il n’y a jamais eu autant de gens qui s’y lancent! On est combien en Belgique à en faire? 100, 200, 300? pour 4 millions de francophones… Il faut juste oser la faire… Rappelons au passage que des gens comme Liben, ou Cloé du Trèfle chantaient avant… en anglais!!
Un des gros problèmes est que les radios ont dénigré depuis pas mal d’années la chanson française dite de tradition qu’ils semblent considérer comme "ringarde". Et cela à cause d’une soit-disant de "couleur" d’antenne (j’attends toujours l’explication de ceci)
Donc les jeunes auteurs se sont sentis obligés de composer des chansons de style rock, soul et autres formes musicales propres à la langue anglaise. Et du coup, du français, ils sont passés à l’anglais directement sous prétexte illusoire bien souvent d’émerger internationalement. Et la plupart du temps sous un habillage musical pauvre de deux ou trois accords…Pauvre langue française et pauvre musique!
Jeudi de la semaine dernière j’ai vu Cracboom, Pendentif et Aline (le même soir) et sans tendre l’oreille ces trois groupes chantaient en français. Je pense que la semaine prochaine j’irais voir Novö… des groupes pop de haute qualité avec des textes dans un français bien assumé. Je pense qu’ils vont être nombreux à être les derniers à chanter en français.
La Bonne Chanson ; le commerce de la tradition en France et au Québec dans la première moitié du XXe siècle, Montréal [Canada], Triptyque, 2001, [219] p.
Chanson, son histoire et sa famille dans les dictionnaires de langues française, Etude lexicale, historique et théorique, Berlin/New York, Walter de Gruyter, 2010, IX + 248 p. (collection « Beihefte zur Zeitschrift für romanische Philologie », n° 353).
De l’écho canadien à la lanterne québécoise, comment la chanson ests devenue la figure de proue de l’identité québécoise (1850-2000), Québec, GID éditeur, 2010, 272 p.
Vers une théorie des objet-chansons, Lyon, ENS éditeur, 2010, 160 pages.
La preuve que la chanson n’est pas morte, que des artistes se bougent pour lui redonner des couleurs. Avec deux amis, il y a quelques mois, nous avons voulu lancer un nouveau webzine "chanson", car ça manquait cruellement en Belgique: fini Une autre chanson, fini Chorus… Très vite, la Médiathèque de la Communauté Française à soutenu le projet qui est devenu
De bien beaux échanges, moi qui suis saltimbanque et qui ne chante qu’en Français depuis plus de 30ans, parce que je ne maitrise pas du tout la langue de Shakespeare et qu’en plus pour moi la chanson est le moyen de transmettre des idées, des points de vue et pour ça il faut être compris du plus grand nombre. .
Je suis revenu à mes premiers amours, le Blues, il y a 5 – 6 ans, fin 2010 j’ai sorti un album qui m’a valu un bonne presse, le PRIX DU MEILLEUR ALBUM FRANCOPHONE DE L’ANNÉE, LE PRIX DU MEILLEUR ARTISTE FRANÇAIS, mais j’ai un mal fou à tournée. une grande partie du public Blues en France ainsi que les programmateurs, estiment que le BLUES c’est l’Amérique et en Anglais dans le texte, il préfère écouter: " ma gonzesse c’est tiré et j’me suis saoulé au whisky" sans le comprendre plutôt qu’un texte qui dénonce les injustices.
La faute ne vient elle pas aussi de nos décideurs; on apprend aux jeunes générations que la langue internationale c’est l’anglais, on n’étudie plus des chansons à l’école (comme à une certaine époque on étudiait Prévert) et nous en tant que parents avons nous fait le nécessaire ?
Dans tout les cas je vais continuer à me battre et je remercie tout ceux qui œuvrent et ouvrent des pages comme celle ci, nous "les artistes" avons besoin de nous sentir protégé et soutenu.
C’est tout à ton honneur de défendre, mon cher Yann, la langue de Molière plutôt que celle de Shakespeare ! Ton album est vraiment excellent, je l’ai classé entre Bill Deraime et Claude Nougaro, comme conseillé dans le blues mag n°62…
Merci de ta participation à la sauvegarde de cette si belle langue. Si on pouvait étudier tes chansons à l’école, ça serait génial !
Excellent site et excellent article si juste ! Heureusement comme il est dit plus haut, des artistes se battent et continuent à composer en Français, beaucoup de gens ont perdu la notion d’écouter un texte de nos jours, on préfère se laisser aller aux rythmes tribaux et aux textes anglais insipides sur des mélodies faciles et répétitives. Il y a un gouffre culturel immense qui s’est creusé ces 10 dernières années et il est plus que temps de faire marche arrière ! Nos diffuseurs s’en rendront-ils compte assez tôt ! J’en doute !
Voici un lien vers une artiste géniale qui allie les textes et le rock, sur fond d’humour ! Une vraie bombe scénique et un charisme fou ! http://www.lablonde.be A écouter et ré-écouter !
Quelques petites réflexions sur l’avenir de la chanson ou de l’expression chantée en français. S’il est évident que des mesures doivent être prises, par les pouvoirs publics au nom de la diversité musicale, pour favoriser cette expression, il faut aussi que l’ensemble des acteurs amateurs et professionnels s’engagent dans un combat pour la rendre plus attractive, plus moderne, plus visible.
Quelques rapides remarques et propositions :
- on ne bâtit pas l’avenir sur la rancœur (à la lecture de l’une outre l’autre réflexion)
- comment faire en sorte que les textes en français rejoignent mieux une certaine forme de modernité musicale ?
- l’expression en français (comme dans d’autres langues d’ailleurs) est le reflet de notre société. Or, celle-ci s’est très peu investie dans les combats d’aujourd’hui (ex : peu de relais du mouvement des indignés)
- créons ou soutenons les initiatives qui développent la créativité et l’expérimentation (des laboratoires). L’expression musicale francophone doit aussi avoir son secteur « recherches et développement ». Ceci est évidemment de la responsabilité des états.
- Les états francophones devront fixer un cadre législatif qui soutient la diversité musicale en, soutenant la création en français et en garantissant l’accès du public aux œuvres. Au niveau européen et international, la même démarche devra être confortée et ce dans le cadre du plurilinguisme.
Je pense que la modernité musicale en français et bien plus présenter qu’on ne le pense ou nous le fait penser! En tout cas sur les gros médias! La chanson, c’est vrai, ça peut être Anne Sylvestre, Ferré,… ou Calogero… hum… voire Lorie…
Mais il y aussi des artistes formidables, non?
Des exemples à la pelle: Claire Diterzi, M, Mathieu Boogaerts, Camille, Emily Loizeau, Weepers Circus… etc… Y’en a plein…
Et puis, dans les années 70, pas mal d’artistes ont justement DEJA donné un coup de pied dans la fourmilière: Souchon, Cabrel, Gainsbourg, Nougaro…
Donc, la chanson française est multiple et cette appellation est bien trop réductrice… Comment peut-on mettre dans le même "casier" Obispo et Emily Loizeau par exemple?
Par ailleurs, je pense que la pop ou le rock anglophone sont aussi malades: de qui parle-t-on le plus? de Shakira ou de Shearwater, Patrick Watson, etc…? Ca n’est pas propre à la chanson française. Quel nouvel artiste anglophone, dans les années 2000, a réellement EMERGE auprès du grand public comme Radiohead dans les années 90 ou ou Cure dans les années 80?
Les médias préfèrent diffuser des artistes "mainstream", des artistes de masse…qui ne dérangent pas sur le plan musical comme textuel, et qui permet de vendre la pub entre les chansons… même sur les chaînes publiques…
On vit justement une formidable époque où le rock et le songwriter ont retrouvé leur âme: contestataire, underground, progressiste… Ca pas bien ça? Ne nous lamentons pas!!!
Comme le disait Pipou, au Café-Théâtre "Le Jardin de ma soeur", hier soir :
"Regarde bien ta Rolex, c’est l’heure de la révolte."
Continuons à bosser sur nos chansons, le reste…
Au paroxysme d’une société qui prône la mondialisation, sous couverture de simplification et de rentabilité, on uniformise les cultures et on édulcore nos différences. Encore une fois le modèle de la puissance outre atlantique vient nous chatouiller les narines… Peut être parce que dans la toile du star systèmes les ambitions tentent plus vers les MTV Music Award que vers les cérémonies local qui tendent à récompenser un artiste dont quasiment personne n’a entendu parler… Peut on reprocher aux jeunes générations de ne pas rêver quand eux, n’ont pas eu la chance de se nourrir d’un Gainsbourg d’un Ferré ou d’un Brassens un peu médiatisé mais d’une Laurie ou d’un Jean Pascal? Que leur reste il à ceux qui viennent?
Bien sur de temps en temps il y a un Stromae et toutes les institutions se rue vers lui en brandissant l’étendards de la francophonie sauvée (car rentable), quand quelques temps auparavant cette même francophonie, lui faisait des pieds de nez, estimant qu’il ne pouvait faire parti de la grande famille des auteur francophones… mais quand l’argent s’en mêle…
Si on pousse ce débat plus loin, on arrive finalement à la question fondamentale, l’auteur francophone existera t’il sans l’argent? donc, la francophonie se devrait d’être rentable si elle veut survivre? donc elle devrait être plus médiatisé…peut être !
Bref la francophonie attend son messie en regardant la tombe de ses pères, espère l’avenir en pleurant le passé. Il me semble qu’il y a quelque chose de pourris au royaume de…la francophonie .
[...] en français. Un premier article de Philippe Renaud, journaliste québécois, est mis en ligne ( « Qui sera le dernier à chanter en français ? » ) dans l’attente d’autres interventions : « FrancoLoupe cherche d’abord à rallier la [...]
Bonjour à tous, je réalise actuellement une étude comparée sur "l’engagement en chanson en Belgique francophone et au Québec" dans le cadre de mon mémoire en sciences politiques à l’Université de Liège. Dans celui-ci, je m’intéresse également à cette question de l’omniprésence de l’anglais. Mon questionnaire vise des chanteurs/groupes ayant leur répertoire propre et provenant tant de Belgique francophone que du Québec…voici le lien, n’hésitez pas à le diffuser: https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dDg0dGFyQ2Niam5XQ2VvNVlEd216dXc6MQ
Bravo.
La promotion de la chanson francophone, c’est ma vie… après (seulement) 3 ans dans le milieu, force est de constater que ces projets manquent cruellement de soutien de certaines instances culturelles. Etonnant au vu du succès que cette chanson française – loin d’être poussiéreuse – rencontre tant auprès d’une multitude de programmateurs qu’auprès du public.
Certains de mes artistes font pas mal de dates en Flandre, mais également à l’international dans des pays non-francophones. Et ça plait ! Il me semble que ce n’est pas la langue qui est porteuse de succès mais bien la qualité du projet, non ?…
Les coups de projecteurs se font rares (il suffit d’analyser les proportions énormes de projets anglophones sur des événements officiels ou autres compilations) mais qu’à cela ne tienne, nos artistes ne cessent d’écrire / composer / interpréter une si belle chanson française… et nous continuerons de les soutenir !
‘Y a des cigales dans la fourmilière Et vous ne pouvez rien y faire…
Y a des cigales dans la fourmilière Et c’est pour ça que j’espère !’
Voilà un duo qui chante exclusivement en français ♫♪
https://www.facebook.com/pages/GLORIA-GAMMA/161530137274381
Je suis heureux que ce texte insiste une nouvelle fois sur l’abandon par les artistes, les pouvoirs publics et le public de la chanson d’expression française.
Le sujet a déjà fait l’objet de beaucoup de débats et de dossiers notamment dans le magazine gratuit français "Longueur d’ondes" ou sur des blogs divers comme celui de Michel Hidalgo qui a, hélas, été contraint d’abandonner son magazine "Chorus". C’est aussi l’état de la chanson qui a obligé le magazine français "Platine" à revoir sa publication qui, de mensuelle, est devenue bimestrielle.
En tant que passionné, j’ai d’ailleurs créé un site de chanson francophone sur le net (www.passionchanson.net) qui soutient les jeunes artistes et les artistes déjà installés.
Je crois qu’il est plus que temps de fédérer ceux qui pensent que la chanson francophone a toujours non seulement le droit d’exister mais qu’elle possède des qualités énormes spécifiques à une manière de penser originale. Plutôt que de l’abandonner lâchement au profit d’une langue internationale sans doute plus rentable, je pense qu’il faut faire évoluer la chanson francophone vers de nouveaux horizons sans qu’elle soit une pâle copie de ce qui se fait de neuf dans la musique anglo-saxonne.
Pour les artistes essayant d’être originaux en français, cela devrait quand même être beaucoup plus gratifiant que de courir derrière les modes pour composer des chansons de piètre qualité en anglais.
Quant aux concerts et festivals , je ne peux que penser comme vous quand, en Belgique par exemple, on peut se demander franchement ce qui différencie encore certaines programmations des Francofolies de Spa, de Couleur Café ou des Ardentes par exemple. Tous se retrouvent autour de concerts de world music, de rock, de pop, d’électro et même… de chanson francophone. La spécificité sur laquelle ces festivals se sont fondés s’étiole de plus en plus au fil du temps. Même si – et il ne manquerait plus que ça – il faut reconnaître que les Francofolies de Spa gardent une programmation majoritairement francophone.
Pour terminer, je dirai encore qu’en Belgique francophone, les pouvoirs publics qui veulent aider les jeunes artistes locaux le font de plus en plus pour des styles dits "émergents". Et le genre est, bien entendu, la plupart du temps servi par des textes en anglais.
Ce n’est pas la chanson d’expression française qui est en cause. Ce sont les gens qui devraient la diffuser. Les talents sont nombreux, mais essayez donc de rester une heure à écouter la radio ! La censure n’a jamais été aussi virulente. Aucun des grands auteurs des années 50/ 60 n’aurait une chance d’être programmé de nos jours, car leurs chansons incitaient à la révolte & la réflexion, et c’est bien ce que les médias – qui sont au service du pouvoir – veulent éviter. Dès que la chanson ne cadre pas avec la norme médiatique, elle se voit obligée de se réfugier dans " la culture ", qui est elle-même gérée par des fonctionnaires payés par l’état ! En tant que musicien, j’ai travaillé des deux côtés de la barrière, et il est assez sinistre de constater que la plupart des chanteurs d’expression française fonctionnent grâce aux subsides, & que les groupes de rock anglophones n’ y ont pas ou peu accès, car ils ne sont pas reconnus comme " culturels ". Ca me laisse rêveur. Il y a quelques années, j’ai sorti un CD en français qui s’est vu refusé par non moins de 22 firmes de disque ( ! ) pour cause de " non conformité " et je n’ai pu le jouer que quelques fois, soutenu par des convaincus genre Charles Gardier que je remercie au passage. Je suis donc revenu au rock en anglais – que j’aime tout autant – pour la bonne et unique raison que je peux y exprimer le fond de ma pensée en toute impunité, les programateurs, les animateurs & les organisateurs n’y comprenant absolument pas un traitre mot !
Excellent réflexion Jean-Pierre! Je te rejoints complètement! C’est bien le problème de la chanson francophone: les programmateurs la comprennent! et par ailleurs, les auditeurs aussi. Et être dérangé dans son petit train-train, c’est pas facile… A-t-on eu droit par exemple à la diffusion en radio du dernier album de MICKEY 3D en Belgique? Je pense qu’en terme de "format radio", y’a pas plus convaincant! Mais évidemment, à écouter de plus prêt des chansons comme "Méfie toi l’escargot" ou "Playmobil", on comprend que ça freine les radios grand public…
Bonjour, ton commentaire est très intéressant. Je travaille sur la question en ce moment pour mon mémoire en science politique, si tu as quelques minutes, j’apprécierais beaucoup que tu réponde à mon enquête!https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dDg0dGFyQ2Niam5XQ2VvNVlEd216dXc6MQ
Merci d’avance!
L’industrie de la chanson française se porte mal ? Tant mieux ! Qu’elle rejoigne la poésie dans le box office des succès littéraires ne doit pas nous inquiéter. Paul Fort quand il sortait un recueil de poèmes, le tirait à peine à quelques centaines d’exemplaires et on connait encore aujourd’hui Paul Fort, Louis Aragon ou Arthur Rimbaud. Laissons les auteurs compositeurs français de langue française produire leurs textes et leurs musiques loin des préoccupations mercantiles. C’est ce que nous pouvons faire de mieux pour tuer la variété et son cortège de vulgarités.
Oui, moi, j’ai un rêve: que tout le système se casse la gueule, ce serait bien! Ca remettrait un coup les pendules à l’heure… Ca me fait mal, quand des émissions présentées par la mièvre Daniela Lumbroso soient diffusées sous le titre "la fête de la chanson française" sur France 3… C’est ça la chanson française? Regardez la liste d’une émission par ex: Christophe Maé, Garou, Gérald De Palmas, Florent Pagny, Eddy Mitchell, Thomas Dutronc, Amel Bent, Pierre Perret, La Troupe de Mozart l’Opéra Rock, Lus Cazal, Calogero, Cœur de Pirate, BB Brunes, Grégoire, Jacques Dutronc, Olivia Ruiz, La Grande Sophie, Carmen Maria Vega, Sylvie Vartan, Yves Duteil, Dany Brillant, Stanislas
Bon, on voit que "la chanson française", ça va qd même de Mozart l’Opéra Rock à Carmen Maria Vega en passant par Vartan. Ca fait peur… Enfin, j’aime autant le kitch que les comédies musicales made in TF1. Et encore, l’écart n’est pas très grand hein! Est-ce qu’il y a des émissions en Angleterre où ils invitent sur un même plateau Peter Gabriel et Britney Spears? Ils font tous les deux de la pop, non?
Perso, j’ose même plus dire que je fais de la chanson française!! J’ai surtout pas envie d’être assimilé à toute cette bande! Je préfère dire que je fais un folk-rock, et que naturellement, c’est vrai je le fais en français, car c’est ma langue et que je m’amuse avec…
Bien sûr, ce long article ne manque pas de me toucher …mais il y a si longtemps que l’on nous prédit la fin de la chanson française !! A-t-on déjà oublié que les années 70 -anglophiles s’il en est – réduisaient à néant la scène chanson …ou bien ai-je rêvé du temps de mes jeunes années ?? Je préfère prendre un peu de recul avec cette peur même si la cruauté de certains chiffres confirment la tendance … Je préfère me battre au quotidien pour cette langue (il s’agit en effet d’un combat) non plus devant mes élèves , comme ce fut le cas pendant quelques décennies, mais en organisant un festival pour la découverte des jeunes auteurs compositeurs, en me déplaçant pou les écouter, en essayant d’en aider quelques uns …Croyez-moi la chanson d’expression française est loin de disparaître … je n’ai pas assez de mes journées pour la découvrir … Les jeunes la défendent plutôt bien, certain très, très bien même … Bercée, nourrie de la chanson française noble, superbe, encore bouleversée quand je l’entends, j’affirme haut et fort que nous avons de prestigieux descendants. Pendant 4 jours durant l’été, quelque part dans les Pyrénées , en Ariège , nous accueillons quelques uns de ces artistes là … et c’est GRATUIT pour que le public ose s’aventurer dans cet univers que les médias lui cachent avec le talent que l’on sait.
Claude Fèvre, Présidente de FESTIV’ART …www.festivartariege.org
Ah quelqu’un de positif avec qui j’ai déjà causé tiens
. Bien sûr que la chanson n’est pas morte! Il n’y a jamais eu autant de gens qui s’y lancent! On est combien en Belgique à en faire? 100, 200, 300? pour 4 millions de francophones… Il faut juste oser la faire… Rappelons au passage que des gens comme Liben, ou Cloé du Trèfle chantaient avant… en anglais!!
Un des gros problèmes est que les radios ont dénigré depuis pas mal d’années la chanson française dite de tradition qu’ils semblent considérer comme "ringarde". Et cela à cause d’une soit-disant de "couleur" d’antenne (j’attends toujours l’explication de ceci)
Donc les jeunes auteurs se sont sentis obligés de composer des chansons de style rock, soul et autres formes musicales propres à la langue anglaise. Et du coup, du français, ils sont passés à l’anglais directement sous prétexte illusoire bien souvent d’émerger internationalement. Et la plupart du temps sous un habillage musical pauvre de deux ou trois accords…Pauvre langue française et pauvre musique!
Jeudi de la semaine dernière j’ai vu Cracboom, Pendentif et Aline (le même soir) et sans tendre l’oreille ces trois groupes chantaient en français. Je pense que la semaine prochaine j’irais voir Novö… des groupes pop de haute qualité avec des textes dans un français bien assumé. Je pense qu’ils vont être nombreux à être les derniers à chanter en français.
Félicitations pour ce site où j’y laisse ma trace pour les amoureux de la chanson d’expression française.
JNDS
http://www.bela.be/homepage/auteurs/auteur.aspx?id=52898
La Bonne Chanson ; le commerce de la tradition en France et au Québec dans la première moitié du XXe siècle, Montréal [Canada], Triptyque, 2001, [219] p.
Poésie vocale et chanson québécoise, Québec, Instant même, 2010, 168 pages (collection « Connaître » : 6).
Chanson, son histoire et sa famille dans les dictionnaires de langues française, Etude lexicale, historique et théorique, Berlin/New York, Walter de Gruyter, 2010, IX + 248 p. (collection « Beihefte zur Zeitschrift für romanische Philologie », n° 353).
De l’écho canadien à la lanterne québécoise, comment la chanson ests devenue la figure de proue de l’identité québécoise (1850-2000), Québec, GID éditeur, 2010, 272 p.
Vers une théorie des objet-chansons, Lyon, ENS éditeur, 2010, 160 pages.
La preuve que la chanson n’est pas morte, que des artistes se bougent pour lui redonner des couleurs. Avec deux amis, il y a quelques mois, nous avons voulu lancer un nouveau webzine "chanson", car ça manquait cruellement en Belgique: fini Une autre chanson, fini Chorus… Très vite, la Médiathèque de la Communauté Française à soutenu le projet qui est devenu
http://www.fondairfrench.be/
Ces mêmes artistes se sont fédérés il y a deux ans pour créer un collectif, devenu label:
http://www.collectifploum.be
bonne découverte!
De bien beaux échanges, moi qui suis saltimbanque et qui ne chante qu’en Français depuis plus de 30ans, parce que je ne maitrise pas du tout la langue de Shakespeare et qu’en plus pour moi la chanson est le moyen de transmettre des idées, des points de vue et pour ça il faut être compris du plus grand nombre. .
Je suis revenu à mes premiers amours, le Blues, il y a 5 – 6 ans, fin 2010 j’ai sorti un album qui m’a valu un bonne presse, le PRIX DU MEILLEUR ALBUM FRANCOPHONE DE L’ANNÉE, LE PRIX DU MEILLEUR ARTISTE FRANÇAIS, mais j’ai un mal fou à tournée. une grande partie du public Blues en France ainsi que les programmateurs, estiment que le BLUES c’est l’Amérique et en Anglais dans le texte, il préfère écouter: " ma gonzesse c’est tiré et j’me suis saoulé au whisky" sans le comprendre plutôt qu’un texte qui dénonce les injustices.
La faute ne vient elle pas aussi de nos décideurs; on apprend aux jeunes générations que la langue internationale c’est l’anglais, on n’étudie plus des chansons à l’école (comme à une certaine époque on étudiait Prévert) et nous en tant que parents avons nous fait le nécessaire ?
Dans tout les cas je vais continuer à me battre et je remercie tout ceux qui œuvrent et ouvrent des pages comme celle ci, nous "les artistes" avons besoin de nous sentir protégé et soutenu.
Pour ceux qui veulent me découvrir:
http://www.deezer.com/fr/music/entre-blues-et-granit/yann-lem-1471838
C’est tout à ton honneur de défendre, mon cher Yann, la langue de Molière plutôt que celle de Shakespeare ! Ton album est vraiment excellent, je l’ai classé entre Bill Deraime et Claude Nougaro, comme conseillé dans le blues mag n°62…
Merci de ta participation à la sauvegarde de cette si belle langue. Si on pouvait étudier tes chansons à l’école, ça serait génial !
Excellent site et excellent article si juste ! Heureusement comme il est dit plus haut, des artistes se battent et continuent à composer en Français, beaucoup de gens ont perdu la notion d’écouter un texte de nos jours, on préfère se laisser aller aux rythmes tribaux et aux textes anglais insipides sur des mélodies faciles et répétitives. Il y a un gouffre culturel immense qui s’est creusé ces 10 dernières années et il est plus que temps de faire marche arrière ! Nos diffuseurs s’en rendront-ils compte assez tôt ! J’en doute !
Voici un lien vers une artiste géniale qui allie les textes et le rock, sur fond d’humour ! Une vraie bombe scénique et un charisme fou ! http://www.lablonde.be A écouter et ré-écouter !
Quelques petites réflexions sur l’avenir de la chanson ou de l’expression chantée en français. S’il est évident que des mesures doivent être prises, par les pouvoirs publics au nom de la diversité musicale, pour favoriser cette expression, il faut aussi que l’ensemble des acteurs amateurs et professionnels s’engagent dans un combat pour la rendre plus attractive, plus moderne, plus visible.
Quelques rapides remarques et propositions :
- on ne bâtit pas l’avenir sur la rancœur (à la lecture de l’une outre l’autre réflexion)
- comment faire en sorte que les textes en français rejoignent mieux une certaine forme de modernité musicale ?
- l’expression en français (comme dans d’autres langues d’ailleurs) est le reflet de notre société. Or, celle-ci s’est très peu investie dans les combats d’aujourd’hui (ex : peu de relais du mouvement des indignés)
- créons ou soutenons les initiatives qui développent la créativité et l’expérimentation (des laboratoires). L’expression musicale francophone doit aussi avoir son secteur « recherches et développement ». Ceci est évidemment de la responsabilité des états.
- Les états francophones devront fixer un cadre législatif qui soutient la diversité musicale en, soutenant la création en français et en garantissant l’accès du public aux œuvres. Au niveau européen et international, la même démarche devra être confortée et ce dans le cadre du plurilinguisme.
Je pense que la modernité musicale en français et bien plus présenter qu’on ne le pense ou nous le fait penser! En tout cas sur les gros médias! La chanson, c’est vrai, ça peut être Anne Sylvestre, Ferré,… ou Calogero… hum… voire Lorie…
Mais il y aussi des artistes formidables, non?
Des exemples à la pelle: Claire Diterzi, M, Mathieu Boogaerts, Camille, Emily Loizeau, Weepers Circus… etc… Y’en a plein…
Et puis, dans les années 70, pas mal d’artistes ont justement DEJA donné un coup de pied dans la fourmilière: Souchon, Cabrel, Gainsbourg, Nougaro…
Donc, la chanson française est multiple et cette appellation est bien trop réductrice… Comment peut-on mettre dans le même "casier" Obispo et Emily Loizeau par exemple?
Par ailleurs, je pense que la pop ou le rock anglophone sont aussi malades: de qui parle-t-on le plus? de Shakira ou de Shearwater, Patrick Watson, etc…? Ca n’est pas propre à la chanson française. Quel nouvel artiste anglophone, dans les années 2000, a réellement EMERGE auprès du grand public comme Radiohead dans les années 90 ou ou Cure dans les années 80?
Les médias préfèrent diffuser des artistes "mainstream", des artistes de masse…qui ne dérangent pas sur le plan musical comme textuel, et qui permet de vendre la pub entre les chansons… même sur les chaînes publiques…
On vit justement une formidable époque où le rock et le songwriter ont retrouvé leur âme: contestataire, underground, progressiste… Ca pas bien ça? Ne nous lamentons pas!!!
Comme le disait Pipou, au Café-Théâtre "Le Jardin de ma soeur", hier soir :
"Regarde bien ta Rolex, c’est l’heure de la révolte."
Continuons à bosser sur nos chansons, le reste…
Au paroxysme d’une société qui prône la mondialisation, sous couverture de simplification et de rentabilité, on uniformise les cultures et on édulcore nos différences. Encore une fois le modèle de la puissance outre atlantique vient nous chatouiller les narines… Peut être parce que dans la toile du star systèmes les ambitions tentent plus vers les MTV Music Award que vers les cérémonies local qui tendent à récompenser un artiste dont quasiment personne n’a entendu parler… Peut on reprocher aux jeunes générations de ne pas rêver quand eux, n’ont pas eu la chance de se nourrir d’un Gainsbourg d’un Ferré ou d’un Brassens un peu médiatisé mais d’une Laurie ou d’un Jean Pascal? Que leur reste il à ceux qui viennent?
Bien sur de temps en temps il y a un Stromae et toutes les institutions se rue vers lui en brandissant l’étendards de la francophonie sauvée (car rentable), quand quelques temps auparavant cette même francophonie, lui faisait des pieds de nez, estimant qu’il ne pouvait faire parti de la grande famille des auteur francophones… mais quand l’argent s’en mêle…
Si on pousse ce débat plus loin, on arrive finalement à la question fondamentale, l’auteur francophone existera t’il sans l’argent? donc, la francophonie se devrait d’être rentable si elle veut survivre? donc elle devrait être plus médiatisé…peut être !
Bref la francophonie attend son messie en regardant la tombe de ses pères, espère l’avenir en pleurant le passé. Il me semble qu’il y a quelque chose de pourris au royaume de…la francophonie .
[...] en français. Un premier article de Philippe Renaud, journaliste québécois, est mis en ligne ( « Qui sera le dernier à chanter en français ? » ) dans l’attente d’autres interventions : « FrancoLoupe cherche d’abord à rallier la [...]
C’est un des sujets que le blog chanson "NosEnchanteurs" explore souvent. Dernier article en date, de ce jour, qui présente votre site et votre action. http://nosenchanteurs.com/2012/02/21/made-in-grenoble-in-isere-qui-sera-le-dernier-a-chanter-en-francais/
Merci!
Bonjour à tous, je réalise actuellement une étude comparée sur "l’engagement en chanson en Belgique francophone et au Québec" dans le cadre de mon mémoire en sciences politiques à l’Université de Liège. Dans celui-ci, je m’intéresse également à cette question de l’omniprésence de l’anglais. Mon questionnaire vise des chanteurs/groupes ayant leur répertoire propre et provenant tant de Belgique francophone que du Québec…voici le lien, n’hésitez pas à le diffuser:
https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dDg0dGFyQ2Niam5XQ2VvNVlEd216dXc6MQ
Je vous remercie